Fin d’été 1998 un petit nouveau vient concurrencer des monstres comme Altavista ou Yahoo! Présomptueux! Moins de 10 ans plus tard, Google bénéficie d’une situation monopolistique quasi implacable. En effet, vous le savez, son moteur de recherches détient plus de 70% des parts de marchés mondiales pour un chiffre d’affaires avoisinant les 24 000 milliards de dollars. Ca laisse rêveur.
Google c’est un moteur de recherches. Certes, mais encore?
L’entreprise n’est pas à l’abri de sa nécessité de se diversifier! Oui oui même ce monstre. Ainsi, Google c’est aussi bien Adwords, Gmail, Analytics, Docs, Print, Earth que Maps (et j’en passe)!
Cette majorité de succès cache pour autant des flops assez notoires; rappelez vous Google Buzz qui venait « concurrencer » Facebook ou Twitter. Ce fut un bide. Tellement que je suis tombé sur un article récemment qui annonçait la fermeture définitive de Google Buzz (http://googleblog.blogspot.com/2011/10/fall-sweep.html).
J’en parlais il y a deux ans environ; La révolution Google Wave. Oubliez ce que j’ai dit; ce n’était pas une révolution. L’ambition de Google était essentiellement de se positionner sur plusieurs supports en quête d’une certaine ubiquité pour le consommateur (mails, forums, microblogging, etc…). J’ai un peu tendance à le comparer à Microsoft Lync dans le milieu professionnel. Wave a aussi fait un bide et les développements de cette plateforme ont été arrêtés.
Aujourd’hui nos amis de la Silicon Valley reviennent sur les réseaux sociaux avec Google +.
OK alors on efface tout et on recommence. Largement inspiré de Facebook, Google+ a l’ambition de proposer une communication comme celle qu’on peut exécuter dans la vie courante. Mais c’est biensûr! On ne dit pas tout à tout le monde. D’où la notion de cercles d’amis, de connaissances, de collègues, etc, à qui on va communiquer telle ou telle info. Exit les fioritures on se concentre sur une chose; copier Facebook et tenter de faire mieux.
Réplique de Facebook; là où le premier réseau sociale pêchait, à savoir le manque de discrétion des informations circulantes, on voit désormais apparaître la notion de groupe (ie. Cercles chez Google+), ainsi que de la video.
Une petite video qui date de 3 mois sur la rivalité des deux:
Côté Google quelle en est la position?
Eric Schmidt contredit ainsi sa déclaration de septembre 2010 où il niait qu’Apple et Facebook constituaient « une menace concurrentielle ». Ainsi dans une déclaration aux sénateurs Américains en charge de la comission Anti trust, le directeur exécutif annonce« Ma déclaration était clairement une erreur, Siri est un développement significatif qui démontre les innovations dans le domaine de la recherche », déclare-t-il. (Source Zdnet).
Alors qu’est-ce que Siri? C’est un logiciel de reconnaissance vocale embarqué sur les terminaux Apple. Jusque là, rien de nouveau. Un terminal sait déjà numériser une voix et suivre des commandes. En revanche, il était jusqu’alors question de simples commandes vocales. Siri reprend ce qui existe, mais enlève cet aspect « commande/mots clés ». Maintenant on parle à son téléphone, il répond et exécute (!!!). Une vidéo vaudra plus que de longs discours:
Bon, Facebook représente clairement une concurrence directe au réseau social de Google. En revanche, en quoi est-ce que Siri a des chances d’inquiéter Larry Page et son équipe?
Vous le savez le « core business » de Google reste bien son moteur de recherches ainsi que les campagnes de mots clés payants. Lorsque vous effectuez une recherche sur Siri, c’est une recherche de moins à Google. Et donc de la visibilité en moins pour les annonceurs. En sachant que le marketing mobile explose, l’utilisation de Siri deviendra peut-être un manque à gagner pour Google.
Il y a cependant fort à parier que le service R&D de Google planche déjà sur une application concurrente embarquée sur Android!
Un argumentaire intéressant sur la capacité de Siri à être un Google-Killer sur le site Forbes.
















